La qualité du raisonnement
« En politique, une idée vaut ce que vaut le raisonnement qui y mène. Alors au collège, notre prof de math, monsieur Lagarde, un prof à l'ancienne, comme ça, avec sa blouse blanche il nous a dit ça :
“Les Américains ont les dents blanches. Mais c'est pas parce qu'on a les dents blanches, qu'on est américain.”
Et alors il y a quelques temps, dans un meeting d'Éric Zemmour, on a entendu ça :
“La presse disait de nous ‘Mais il n'y a que des jeunes chez Reconquête’. Oui, évidemment, la jeunesse est chez Reconquête.”
En logique formelle on appelle ça un “Non sequitur“. C'est un mot savant pour dire “conclusion pas logique”.
“Il y a que des jeunes chez moi, la jeunesse est avec moi” : voilà un exemple chimiquement pur de raisonnement fallacieux.
Alors, la tentation est grande de s'attaquer à la conclusion : Éric Zemmour, il a fait 6 % chez les 18-35 ans, ça veut quand même dire que 94 % des jeunes n'ont “pas” voté pour Éric Zemmour. Donc
“J'ai à mes côtés la jeunesse française !”
Bah euh… Non. 🫣🙃
Alors, que la conclusion soit vraie ou fausse, limite c'est secondaire parce qu'un raisonnement faux peut déboucher sur une conclusion vraie. C'est ce qu'on a essayé de voir avec Emmanuel Macron et Mathilde Panot : leur idée pour l'un de reculer l'âge de la retraite et pour l'autre qu'une réforme n'était pas nécessaire était pas forcément fausse ou irrecevable : c'est leur raisonnement pour y arriver qui avait des trous.
Au final c'est un peu comme en math au collège : la démonstration est plus importante que le résultat.
Essayons donc, à chaque fois que quelqu'un ouvre le bec, de bien faire la distinction entre l'idée et le raisonnement qui mène à cette idée. Et portons notre attention sur la qualité du raisonnement, c'est là que ça se passe.
“Et n'oubliez pas d'aiguiser votre esprit critique jeunes gens !” »
“Les Américains ont les dents blanches. Mais c'est pas parce qu'on a les dents blanches, qu'on est américain.”
Et alors il y a quelques temps, dans un meeting d'Éric Zemmour, on a entendu ça :
“La presse disait de nous ‘Mais il n'y a que des jeunes chez Reconquête’. Oui, évidemment, la jeunesse est chez Reconquête.”
En logique formelle on appelle ça un “Non sequitur“. C'est un mot savant pour dire “conclusion pas logique”.
“Il y a que des jeunes chez moi, la jeunesse est avec moi” : voilà un exemple chimiquement pur de raisonnement fallacieux.
Alors, la tentation est grande de s'attaquer à la conclusion : Éric Zemmour, il a fait 6 % chez les 18-35 ans, ça veut quand même dire que 94 % des jeunes n'ont “pas” voté pour Éric Zemmour. Donc
“J'ai à mes côtés la jeunesse française !”
Bah euh… Non. 🫣🙃
Alors, que la conclusion soit vraie ou fausse, limite c'est secondaire parce qu'un raisonnement faux peut déboucher sur une conclusion vraie. C'est ce qu'on a essayé de voir avec Emmanuel Macron et Mathilde Panot : leur idée pour l'un de reculer l'âge de la retraite et pour l'autre qu'une réforme n'était pas nécessaire était pas forcément fausse ou irrecevable : c'est leur raisonnement pour y arriver qui avait des trous.
Au final c'est un peu comme en math au collège : la démonstration est plus importante que le résultat.
Essayons donc, à chaque fois que quelqu'un ouvre le bec, de bien faire la distinction entre l'idée et le raisonnement qui mène à cette idée. Et portons notre attention sur la qualité du raisonnement, c'est là que ça se passe.
“Et n'oubliez pas d'aiguiser votre esprit critique jeunes gens !” »